Études normandes 2013-1
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Présentation
À la faveur d'événements populaires qui surgissent, un passé est revisité, des imaginaires sont reconstruits. C'est ce qu’offrent les événementiels qui, jouant des temporalités, alliant l’éphémère au pérenne, permettent à tout visiteur ou à tout habitant de ressentir l’énergie du spectacle des hommes et de la nature, de partager des réalités et des imaginaires, de se remémorer des histoires et des patrimoines matériels ou immatériels.
Des lieux quotidiens deviennent le temps de grands événements des lieux de fêtes, où la ville et le territoire sont mis en scène, où l’on peut vivre le patrimoine et réinventer un lien avec un passé révolu. Cet héritage qui a su se frayer un chemin dans les corps et les esprits de chacun révèle comment le genius loci d’un territoire concourt à faire partager des moments de joie et de convivialité, et des « couleurs » locales. Ces mondes patrimoniaux parfois se juxtaposent et parfois se rencontrent.
Ce numéro d’Études normandes offre des regards croisés sur de grands événements festifs en Normandie, tels l’ « Armada » des vieux gréements à Rouen et « Normandie impressionniste », ainsi que sur d’autres mises en Seine normandes mobilisant des imaginaires différents. On y trouvera des croisements de temporalités, des formes de mobilité et des recompositions patrimoniales au fil de la Seine. Ressentir l’espace, la musique d’un lieu participe d’une démarche patrimoniale, construction individuelle autant que collective. S’emparant de la métaphore liquide, ce numéro apporte un très bel écho normand de fêtes et d’imaginaires en Seine/scène.
Table des matières
Fêtes et imaginaires en Seine/scène - Regards sur l' « Armada » et autres mises en Seine normandes
Claire Maingon, « L'impressionnisme en scène. Historicité et historiographie d'un patrimoine impressionniste en Normandie » ;
Françoise Lucchini et Bernard Elissalde, « L' « Armada » des vieux gréements à Rouen. Une ville en scène et des pulsations urbaines observées par la téléphonie mobile » ;
Damien Féménias, Barbara Évrard et Olivier Sirost, « Une « Armada » de signes. Mise en scène et publics des grands voiliers » ;
Betty Lefevre, « Foire Saint-Romain et jeux de genre. La mise à l'épreuve de soi » ;
Élodie Manoury, « Chants de marins et fêtes maritimes en Normandie. Vers une renaissance de la mémoire maritime » ;
Arnaud Brennetot, « La vallée de la Seine face à l'impératif festif » ;
Jérôme Decoux, « Question de points de vue. La Seine à Rouen depuis le XVIe siècle : théâtre urbain ou no man's land ? » ;
Barbara Évrard, Damien Féménias et Olivier Sirost, « Les bases de plein air et de loisirs en Haute-Normandie. Un ersatz de bord de mer ?».
Varia
Élisabeth Lalou, « Rouen et l'arche de Noé, ou le bateau originel » ;
Lucien-René Delsalle, « La pêche en Seine du XIIe au XVIIe siècle. L'exploitation du fief de l'Eau de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen » ;
Yves Guermond, « Repenser la Normandie » ;
Jacques Marion, « Quelles dimensions pour les communautés de communes élargies ? L’exemple du pays granvillais ».
Encarts
François Gay, « In memoriam, Jacques Marion » ;
François Dutertre, « Les Normands au Québec. Une histoire commune oubliée ? » ;
Jean-Pierre Machain, « Bonne-Nouvelle. Du prieuré à la prison rouennaise » ;
Aymeric Perroy, « Exposition Regardez Monsieur Monet… comme la Seine a changé ! ».
Notes et chroniques


