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Couverture de La Muse au couteau

La Muse au couteau

Lecture des Amours Jaunes de Tristan Corbière
Thierry Roger
CoursLivre brochéAccès ouvert
ISBN/GTIN : 9791024013787
Date de parution : 2019-10-24
Prix : 15 €
Disponibilité : Disponible
Description matérielle : 15 × 20,5 cm — 222 p. — ép. 2 cm — 288 g
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Présentation

Tiré de dix années d'oubli par Verlaine, rival posthume de Laforgue, salué par Tzara et Breton, Corbière n'est pas seulement le « poète maudit » ni « moderniste » qu’une certaine histoire littéraire a construit. Son œuvre, traversée par une puissance de dérision féroce, propose un recommencement du lyrisme à partir d’une esthétique polyphonique qui mêle dissonance antiromantique et consonance primitiviste. Son « ironie lyrique » (Bakhtine) perpétuelle ne peut plus être une quête de soi, mais une quête du vrai qui se fera aussi recueil de voix. Où l’on découvrira un « Maître-philosophe cynique » qui nous apprend à mourir de rire, qui « joue du couteau » contre une certaine tradition, romantique, contre le présent, parnassien, mais aussi contre la domination graphocentrique, et donc pour l’inscription du corps dans la langue : « Si ce n’est pas vrai – Que je crève ! ».

Table des matières

Remerciements

Note liminaire

Introduction. Inclassable Corbière

Lire Les Amours jaunes « aujourd'hui » : l'historicité du comprendre

« La génération poétique de 1860 » : Corbière, « Parnasse » et « Parnassiculet »

Du « Bohémien » romantique à la « vie de bohème » selon Murger

« Romantisme déromantisé »

Chapitre 1. « Un monstre de livre »

Une genèse difficile à retracer

« Titre mystérieux » et « titre pétard » (Baudelaire) : le « jaune » polymorphe

« Le monde jaune » (Hugues Laroche)

Structure et dynamique du recueil : « Trop broché pour être relié » ?

Chapitre 2. La persona lyrique du « poète contumace »

La crise d'identité de la poésie lyrique : « ta lyre, outil ridicule »

La figuration de soi : « répéterai tous mes rôles »

La multiplication des voix et des adresses : lyrisme et polyphonie

Le monde « à l'envers » : poésie « carnavalesque » et « ironie lyrique » (Bakhtine)

Chapitre 3. Amour, mort et Armor

« Les déserts de l'amour » (Rimbaud)

L’amour des « parias » : entre Éros et Agapè

Amour et Armor ou l’Éros cosmique : « ta gorge houleuse »

« La Muse camarde »

Chapitre 4. Le pur et l’impur

L’ascèse poétique : « Maître-philosophe cynique »

La désarticulation des unités du poème : l’expressionisme des « atroces accords »

Le réalisme « dialogique » (Bakhtine) : la langue comme « arlequin-ragoût »

Le primitivisme du « Sublime Bête » ?

Conclusion. L’exorcisme et la chanson

Anthologie critique

Bibliographie