Le livre des merveilles et le cuir du langage
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Présentation
Au cours de l'été 1953, deux jeunes gens quittent Genève à bord d’une petite Fiat Topolino pour rejoindre l’Inde. Même si le voyageur affirme dès l’abord, en une formule devenue célèbre, qu’ « un voyage se passe de motifs », la curiosité et la volonté de « rencontrer le monde » ne sont certainement pas pour rien dans ce départ. Il s’agit aussi de « s’arracher » à des attachements trop confortables. Nicolas Bouvier et Thierry Vernet partent pour vivre un corps-à-corps avec l’inconnu et l’indicible, parce qu’il se savent et se veulent créateurs de leur vie et d’une œuvre.
Au retour, Nicolas Bouvier, l’écrivain, et Thierry Vernet, le peintre, transforment la route qu’ils ont suivie de Genève à Kaboul en un récit époustouflant, écrit à quatre mains: les mots de Bouvier, les dessins de Vernet. Plus qu’un récit de voyage, L’Usage du monde est une œuvre qui touche à ce que la littérature a de plus puissant et de plus mystérieux.
Table des matières
Introduction
Première partie – L'Usage du monde, un récit de voyage ?
Chapitre I. Contextualisation
Chapitre II. Le choix d'un discours
Chapitre III. Fabrication du récit de voyage
Deuxième partie – Représentation et transposition du réel
Chapitre I. Effets de réel
Chapitre II. Jeux de réel et d'imaginaire
Chapitre III. Descriptions subjectives
Chapitre IV. Mouvement du voyage, rythme du récit
Troisième partie – Écriture de soi / écriture de l'autre
Chapitre I. Disparition du moi
Chapitre II. Polyphonie et humour
Chapitre III. Un récit à quatre mains
Quatrième partie – Pratiques disruptives
Chapitre I. Dialogue entre texte et dessins
Chapitre II. Poétique des corps
Chapitre III. Les portraits et les silhouettes
Chapitre IV. Intertextualité
Chapitre V. La présence de l'écriture poétique
Conclusion
Anthologie critique
Bibliographie


