Un roman pour le roi : Gargantua
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Présentation
Que n'a-t-on pas dit sur Rabelais depuis le XVIe siècle? Fut-il un « Eschyle de la mangeaille » (Victor Hugo) ou « le pourceau des moines défroqués, se délectant dans sa bauge immonde et faisant rejaillir avec délices les éclaboussures de sa lie sur le visage, sur les mœurs et sur la langue de son siècle » (Lamartine)? Son œuvre est-elle « une énigme incompréhensible, inexplicable, une chimère, monstrueux assemblage d’une morale fine et ingénieuse et d’une sale corruption » (La Bruyère) que seules pouvaient goûter « quelques personnes d’un goût bizarre » (Voltaire), ou le fruit d’un « géniemère » (Chateaubriand) « inventeur d’une France nouvelle » (Nodier)? Certains le virent athée, occultiste, chantre de la liberté du peuple… Si Gargantua, roman ambigu, est capable de susciter certaines de ces lectures, il est avant tout un texte politique, pleinement inscrit dans la réalité de son temps. Il est aussi, par sa satire des travers de l’humanité, une œuvre universelle.
Table des matières
Introduction – Écrire pour le roi
Rabelais, un bouffon paillard ?
Rabelais romancier
Les incertitudes de la critique
Rabelais, « publiciste royal » ?
Le rôle du lettré
Chapitre I – Une épopée politique
La parole libre
Célébrer le roi
Chapitre II – La religion du Gargantua
Combattre le mal
L'évangélisme du Gargantua
La liberté du chrétien
Chapitre III – L'éducation
Humanisme et éducation
Éducation et fiction
Chapitre IV – Incertitudes et ambivalences
Les incohérences du récit
Alcofribas, une voix complexe
Entre réalisme et fiction
Une culture savante et populaire
L'ambiguïté du discours au roi
L'ésotérisme
Conclusion
Anthologie de textes critiques
Bibliographie sélective


