Arts dans la mondialisation
Une esthétique internationale dicte désormais ses règles dans les différents domaines de la création. Les nouveaux réseaux de communication et les outils numériques contribuent à cette homogénéisation des formes ainsi que des cultures qui les produisent. Observer et analyser ce processus ainsi que les résistances locales qui entretiennent la diversité culturelle constitue l'objectif principal de la collection « Arts dans la mondialisation ». Architecture, musique, arts visuels et littératures sont les domaines de la création privilégiés dans cette nouvelle collection. Interférences et dialogues entre les singularités disciplinaires et les cultures nationales constituent les dimensions abordées dans les ouvrages que les PURH se proposent de publier dans la collection « Arts dans la mondialisation ».
Une civilisation de l'universel, respectueuse des singularités du local, prônée par Léopold Sédar Senghor, apparaît-t-elle aujourd'hui sous nos yeux dans le domaine de la création artistique, parfois perçu comme anomique ? L'espace francophone constitue-t-il un lieu de résistances et de diversité culturelle face à la globalisation esthétique ? Quelles réglementations économiques, conditions politiques, sociales et cognitives favorisent le maintien de la diversité culturelle ? La perspective anthropologique sera favorisée dans cette collection parce qu’elle met en évidence les acculturations variées et les transformations bio-techniques du devenir humain qui déterminent ces évolutions. Le déterminisme technologique, l’incidence des nouveaux réseaux de communication sur la circulation des œuvres, des savoirs et la formation des intelligences collectives, le développement inégal des industries culturelles dans les différentes régions du monde seront également au centre de la réflexion. Cette collection souhaite en effet aborder l’ère post-coloniale à partir de sa dimension symbolique. Cette dimension englobe aussi bien les productions scientifiques que les créations artistiques ou les phénomènes de patrimonialisation généralisée qui transforment la réalité vécue en réalité muséale. Une économie de l’art internationale impose aux créateurs de formes des normes qui instrumentalisent les cultures. La reconquête des contextes locaux de production culturelle passe par une analyse systématique des modalités de régulation des économies mondiales de l’art et des évolutions des systèmes d’information-réseau. Il s’agit aussi de saisir les géographies fluctuantes des nouveaux «ethnoscapes» décrits par Arjun Appaduraï afin de comprendre les formes de réappropriation esthétique et médiatique des espaces du « vivre ensemble » que l’art et la culture interrogent et réinventent sans cesse.
Modalités de fonctionnement
Le comité de rédaction se réunit une fois par an à Paris afin de soumettre des propositions de manuscrits et repartir les lectures à l’ensemble du conseil scientifique. Ce dernier décide à la majorité des ouvrages à publier. Sa décision est motivée par un bref texte. La décision définitive de publication n’est acquise qu’après consultation du comité éditorial des PURH. La langue de publication est le français. Des résumés en anglais des ouvrages figureront sur un site dédié et au sein des ouvrages publiés. Tout membre du conseil scientifique peut également faire des propositions de publications. Les ouvrages proposés peuvent être de deux types : ouvrages individuels ou ouvrages collectifs. Les actes de colloque ne sont pas pris en considération. Les manuscrits doivent respecter les normes académiques de production.





